Les Pénitents chez la Dame du pays d’Aix
jeudi 22 avril 2010 par Malika
La Sainte Victoire par les crêtes et par les combes.
Les genoux sont remis en place, les quadiceps et les chevilles retapés après le long périple du TSV. Les Pénitents fidèles aux chemins de montagnes en tous genres se sont retrouvés ce petit matin du 11 avril. André sentait le lion en lui et le lion était bien là, en ce qui me concerne c’était un petit chat que j’avais dans le ventre et je dirais même une petite souris. Laurent et Alex impassibles, le regard déjà loin devant. N’oublions pas que Laurent fait ce trail trois semaines après une entorse sur les sentiers du Ventoux. Nous la regardions cette magnifique montagne de 1010m (mama mia il va falloir monter jusqu’au Pic des Mouches !) et puisqu’elle ne viendrait sûrement pas à nous nous irions à la montagne. Déjà les grosses pointures se pointent, les grosses pointures ! Dawa Sherpa, Delebarre, Barthès, Bégaud, Maurizot, Haegel et le reste. Très peu de femmes, une cinquantaine sur 450 coureurs mais des costaudes comme Christine Grosjean qui termine première. Le parcours a peu près le même mais une boucle qui le rallonge de quelques kms et une belle côte en plus, une dont on se serait passé. Du coup on a tout visité, face sud, face nord, à l’est, à l’ouest, et c’était tellement raide qu’on embrassait presque les petites jonquille sauvages et les minuscules iris. Les quadriceps et les fessiers brûlent, les buisssons bordant les sentiers monotraces nous piquent, bref ce fût un grand bonheur, un temps idéal, beau le matin, frais et couvert l’après-midi. Alex étant malade plus les points de côtés a décidé d’arrêter au 30 eme km et c’est ce qu’on a envie de faire surtout après la descente de Pyuloubier. Alex est un costaud avec un beau moral pour un jeune homme de son âge de plus il fait preuve de sagesse. Il remettra ça l’an prochain, il me semble que cette montagne ne bougera pas. André fait une très bonne place en moins de 6h15 et 2e V2 après l’extra-terrestre Serge Barthès et Laurent la termine bien avec sa cheville et je crois qu’il y aura vengeance aussi l’an prochain. En ce qui me concerne j’arrive pour le goûter avec 40mn de moins que l’an dernier avec mon genou qui me lâche au 25ekm. Le TSV reste une course très éprouvante, très technique où il n suffit pas de courir mais de grimper, d’éviter tous les obstacles, filer comme un animal sur les sentiers étroits et relancer constamment. Comme je le disais hier, c’est une course qui se court avec les jambes mais aussi beaucoup avec la tête. A bientôt sur la prochaine.
